Jeune espoir de la scène française, Rodrigue le chante, le prend, le donne : l'espoir. L'espoir de ne jamais oublier note humanité. Tout jeune il apprend à jouer du piano, mais quand l'envie de s'exprimer en musique lui vient c'est la guitare qu'il choisit. Dans ses textes des jeunesse, ou "d'adolescence tardive" comme il aime à le dire, sa plume était trempée dans des larmes de vitriol, sa voix déchirante, sa Flying-V aux ailes ensanglantées assénait déferlements de rage rougeoyante et gémissemnts de sombre détresse ; du rouge au noir, sans nuances, tel était Rodrigue dans son tout premier groupe typé Rock français qui savait, avec beaucoup de bruit et de bonne volonté, traduire les angoisses existentielles adolescentes. C'est dans ces années, quatre ans de répets et des concerts survoltés, que Rodrigue, devenu auteur compositeur et interprète, ouvre ses horizons musicaux à d'autres champs, il quitte son groupe, compose un album solo, puis fonde avec un autre auteur compositeur, Sève, un groupe aux ambitions nationales. Le travail acharné en studiodonne des résultats de plus en plus "pro", mais la scène manque a cet artiste profondément humain. Il suit en parallèle des cours de théâtre et obtient dès la deuxième année le rôle principal dans une pièce amateur de la région lilloise. Juin 2004 il se pose sur un coin de trottoir du vieux Lille ; "juste" pour faire sa fête à la musique, et jusqu'au bout de la nuit, la rue ne des-ampli pas ! Le projet solo était lancé. 2004, 2005, 2006, il enchaîne les concerts tout en préparant en studio un album que ses fans de plus en plus nombreux attendent avec impatience. Depuis le début 2006, Rodrigue se produit sur scène en groupe ou en mode solo. 24 novembre 2006, "Le jour où je suis devenu fou", l'album tant attendu voir le jour Art-officiellement ; mille exemplaires et un deuxième pressage quelques mois plus tard tandis que dans toute la France se succèdent et se renouvellent les concert tantôt intimes tantôt survoltés toujours différents, comme un rève étrange et pénétrant. De son adolescence musical d'écorché vif, il a presque tout gardé. Cependant, depuis, l'artiste ne ressent plus la souffrance ou la joie pour lui seul, " il a mal aux autres" comme disait Jacques Brel. C'est la communion avec le public à qui il offre un univers à part entière, au piano ou à la guitare, du rire au larmes, du frisson au charme, le sourire complice, l'émotion partagée... qu'il cherche et trouve en faisant vibrer toutes les cordes sensibles du coeur.